La Fine Equipe

Programme des réjouissance à venir sur le blog:

la suite du voyage  de février et les photos qui vont avec
les photos de Hainan (annoncées depuis janvier...)
Ben prend la plume et nous parle du Tibet
+ de conneries, + d'articles mais aussi....+ de délais!

Qui c'est encore ceux-là?!


La french connection c'est une bande de joyeux drilles ayant quitté l'hexagone pour s'expatrier dans la plus grande ville du monde:Chongqing.

 
La french connection c'est ensuite trois types qui ont très vite eu l'idée (unique il faut bien l'avouer) de venir polluer le web avec leur incomparable sens de l'aventure et du reportage.

 
La french connection, enfin, c'est trois internautes qui mettent à votre disposition une série d'articles en tout genre pour vous livrer leurs âmes et toucher la vôtre.

 
Savourez cet instant!

Jeudi 17 mai 2007



Vous en rêviez, ils l'ont fait! Les photos de Hainan (décembre 2006) sont dispos! Cela dit, n'hésitez pas a lire les articles préccédents (juste en dessous); nan, je dis ca parceque je vois qu'il y a toujours pas de réactions et ca inquiète fortement mon ego surdimensionné....
par Scotch publié dans : da-french-connection
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 11 mai 2007
Chapitre II: le Guangxi

Yangshuo, comme un air de déja vu...

Sur les conseils de Ben qui y était auparavant et après deux semaines ds un Guizhou marginal, je décide de poser mon sac à Yangshuo.

Yangshuo c?est une petite ville ds la province du Guangxi réputée pour ses paysages époustouflants et ses montagnes millénaires.
Autant dire que le coin est touristique mais je ne m?attendais pas du tout à ce à quoi j?ai été confronté dès mon arrivée ds un bourg que je croyais plus paisible.

Premier constat: y a beaucoup de blancs et il faut dire que ça surprend après quinze jours à vadrouiller chez les minorités qui m?ont presque fait oublier la couleur de ma peau (le nombre de douches n?y est pas étranger non plus) et celle des mes yeux.
Ensuite,et là aussi je reste sur le cul:le nombre de bars, de restos occidentaux et de boutiques de souvenirs véritables pièges à touristes ds lesquels les grosses ricanes dégoulinantes de graisse et de dollars s?engouffrent d?un pas nonchalant.

J?arpente la rue dite « occidentale » (véridique) et n?a aucun mal à trouver l?auberge de jeunesse, ayant résister aux sirènes des autres hôtels qui foisonnent (à raison d?un tous les 10 mètres).
Je me retrouve ds une chambre avec 2 autres français, à croire qu?y nous parquent entre nous dès fois que le chauvinisme, l?insatisfaction et l?odeur du frometon soient contagieux.

Brèves présentations et je finis par me faire à l?idée qu?on va plus ou moins passer quelques temps ensemble; vous savez comme moi comment se comporte le français à l?étranger et vous comprendrez aisément mon inquiétude.
L?un s?appelle Laurent et vient de Thaïlande (ce qui n?est pas un détail anodin, vous comprendrez pourquoi), l?autre s?appelle Jérémie, bosse à Shanghai et compte se faire le Tibet en moto.
Manque de bol pour moi, Jérém? qui est sans conteste le plus cool des deux, me laisse très vite avec Boulet 1er.

Car il faut bien le dire, Laurent est un boulet de première classe: il se définie lui-même comme un bagpacker de la première heure, un vrai un pur qui connaît la Thaïlande sur le bout des doigts. Vu qu?il va m?en parler tous les jours pendant une semaine, je pourrais presque avoir le même prétention.
Malgré son expérience incontestée de baroudeur (les plages thaïlandaises sont encore des endroits vierges de toute exploration, il faut bien le dire), il a pas l?air très motivé et je le convainc vite fait de se bouger avec moi.
Quelle erreur j?ai pas fait la!! Il va s?accrocher à moi comme une tique vorace qui vous détend l?épiderme. J?ai le droit en plus au couplet sur ses ex (et je comprend qu?elles le soient même si leur pardonnerais jamais d?avoir donné de la confiance et de l?espoir à ce mec).
Enfin, je m?y résous sous les  regards amusés de Jérémie que je croise deux trois fois ds la rue. Extrait:

« tu trouves pas que c?est un tocard ce mec, sérieux?
- bin si, c?est vrai qu?il en tient une couche.
- grave! Je comprend pas ce que tu fous avec lui
- pour être honnête je me pose la question. D?habitude je donne même pas une pièce au secours catholique?
- tu métonne! L?autre soir il m?a empêché de dormir en me racontant sa vie pendant une heure. J?avais rien demandé, c?est limite de l?agression!
- je connais, je me sens moi-même violé.
- bon allez viens, on va allez se faire une bière »

Petit moment de détente après une journée en enfer. On se boit à coup avec Jérem qui m?explique son périple et sa récente intronisation par la bande des bikers du coin (des occidentaux qui parcourent la Chine à moto). Il me fait marrer en ajoutant qu?il vient d?acheter une bécane mais qu?il en n'a jamais conduit. Ça le décourage pas et dans deux jours, direction le Tibet! Au dela de son courage et de sa bonne humeur, je partage avec lui une certaine aversion pour notre camarade de chambre ce qui rend nos discussions assez plaisantes et alimente le débat en faveur de l?euthanasie. D?ailleurs, Jérém est venu nous rendre visite a Chongqing par la suite (Ben l?avait lui-même rencontré à Yangshuo!) et je rends hommage à qque un avec qui on s?est bien fendu la gueule et à qui je renouvelle l?invitation une fois en France (avec ou sans Philippines!!!)

Le deuxième jours commence mieux (hormis le réveil ds la même chambre que Boulet) avec la venue de David, un danois, ds notre dortoir. Je me sens tiré d?affaire surtout qu?il est sympa, aime jouer au billard et attend 3 suédoises qui devraient arriver sous peu.
Évidemment c?était trop beau pour durer: on nous envoie une autre compatriote ds la piaule. Boulet II vient officiellement de faire son apparition: je sais plus comment elle s?appelle mais ça on s?en fout, s?il faut retenir une chose c?est son visage gras et poisseux pour se souvenir de ne plus le recroiser, ni pendant ce séjour, ni de retour en France.
En gros, elle veut aller au Vietnam mais elle s?arrête ici avant (la frontières n?est pas loin) seulement elle aime pas la Chine ni les chinois et elle prend que le train parce que le bus est, je cite « dangereux, sale et bondé ». Je peux pas lui donner tort sur ce  dernier point mais de toute façon son style de bourgeoise trentenaire, son air hautain de nonne frustrée lui valent tout mon mépris.
Heureusement qu?elle demande à changer de chambre le lendemain, sans doute gênée par le bruit et l?odeur.

Cela dit, l?aventure continue!!! Et alors que j?attendais les fameuses suédoises avec David et Boulet (qui d?ailleurs n?arriveront pas) je fais la connaissance de deux français. Bon là, je sais, ça devient Paris plage cette histoire; on est presque sûr de rencontrer autant de français que ds un amphi de médecine à Bruxelles.
Et je vais pousser l?exotisme encore plus loin car John et Manu (c?est leur noms) étudient à Aix. C?est pas possible ça me poursuit cette ville!! Je suis à 15 000 bornes et j?en reviens toujours au même point de départ!
Bon mais ils sont super cool et étudient à Taiwan, le frère ennemi sur lequel nos missile sont braqués en permanence. Du coup on transforme la bar en terrasse de café à la française au grand désespoir de David qui comprend vite qu?il va plus comprendre grand-chose.

RDV est pris pour remettre ça ce soir autour d?un bon repas et pour le reste de la semaine. Ça y est je respire, je vais pouvoir partager mon fardeau et refiler une partie du poids de sa connerie à mes nouveaux comparses. Ils le comprennent vite dès le premier soir et les vannes commencent à fuser. C?est parti, Boulet va prendre tarif pendant 5 jours. J?ai réussi a surmonter à la fois l?angoisse du comique qui a besoin d?un public et d?un imam qui a besoin de quelque un à lapider. J?avoue, c?est pas trop propre mais ce type a failli me convaincre en deux jours de la sagesse des ermites et de l?absurdité du système carcérale ds lequel vous êtes obligés de partager votre chambre (et souvent plus si affinités).

Bon j?avoue qu?on a quand même une belle équipe à part boulet avec ces deux français salvateurs et le danois.

Et la voyage ds tout ça? Il commence le lendemain en compagnie de mes nouveaux amis et du « bagpacker » qui au passage, a quand même hésiter entre une balade à vélo ds les rizières et une journée DVD à l?hôtel?un peu comme si Levi Strauss aurait eu une envie soudaine de mousseux en pleine jungle amazonienne.
Après avoir fait de chaleureux adieux à Jérém qui démarre sa moto avec la béquille ouvert, on part donc se perdre sur les petits sentiers bordé par les rizières et des villages traditionnelle.
Les paysages sont tout simplement magnifiques: des cultures géométriques aux reflets éblouissants, des forêts d?un vert rafraîchissant et surtout des montagnes exceptionnelles et aux formes étonnamment sinusoïdales; les même que Dragon Ball dixit Manu (big up, baronne!).

                            

                            

Bref, c?est sympa si ce n?est que le temps commence à se gâter. Et avec lui l?atmosphère devient tendue: on arrive au dernier village d?où on est censé prendre des barques en bambous pour revenir en ville.
Les rues sont pourries, il est tard, on est seul et les autochtones font  franchement une drôle de gueule. Et on se rappelle en plus qu?un touriste s?est fait poignardé ici y a deux ans.
Dans une psychose croissante, un abruti ne trouve rien de mieux à faire que ds nous sortir son énorme couteau et son sourire le plus suspect. Heu? là, on commence un peu a flipper et Manu a beau être un rugbyman bien en chair, la facilité avec laquelle ils découpent le cochon met à mal cet argument.
Au moment de prendre leurs bambous une foule nous entoure et commence à péter un scandale parce que Manu et John n?ont pas les bon billets. Putain ça gueule, j?essaie de calmer les esprit mais ils veulent rien savoir et on se demande même s?ils sont pas en train de se partager les fringues qui resteront après le massacre.
Bon on monte finalement sur leur barque d?arnaqueurs et on se casse fissa de ce trou à rats. Loin de dire qu?on a vécu un angoisse aussi forte que celle de mon ami Groger en terre d?islam, ce petit épisode a quand même salement terni le côté « paisible » de cette journée.
Et en plus elle est pas fini, après deux heures sur la barque, il se met a flotter. Nos charmants villageois nous disent qu?il ne peuvent pas continuer et qu?il vont nous laisser au bord de la route, on finira à vélo et sous la vase. Tout ce que tu veux Marcel, je te demanderais simplement de pas acheter un autre couteau avec les thunes qu?on t?a filé connard!

La fin est chaotique, mouillés jusqu?aux os on arrive en ville épuisés, les sphincters relâchés. On oublie tout autour d?une bonne bière et d?un bon billard, mis à part les paysages toutefois. On en profite pour se faire le programme de la journée, la montagne de la colline où, on l?espère on retrouvera pas les acteurs de Délivrance.

Et effectivement cette fameuse montagne vaut le détour (et les milles marches qu?ils faut monter!) car à son sommet s?offre une vue incroyable des massifs environnants.
C?est encore mieux sans Boulet qui finalement a préféré la journée sur Internet ( pour rencontrer des homologues voyageurs, dès fois qu?il y en ai pas assez dehors).
On reprend les vélos pour aller faire les cons ds la grotte du coin. Rien d?exceptionnel si ce n?est le bain de boue glacial qu?on s?est offert. Ça fait du bien, surtout après l?ambiance Madmax de la veille.

                            

Et surtout, c?est le jour du nouvel an chinois!! On s?en va le passer ds un resto dont les patronnes,la veille, nous avez proposé de fêter l?événement en leur compagnie et en toute gratuité.
C?est l?année du porc et c?est donc comme des gorets qu?on se gave de bouffe et de bières. Un régal surtout quand il est offert!! David nous a rejoint avec ses 3 suédoises qui ressemblent plus aux meubles Ikéas qu?à des belles blondes platines? .
On est chargé grave surtout Boulet qu?est à deux doigts de s?en prendre cinq en plein gueule après avoir défié Manu (qu?est le plus balèze de la bande faut-t-il le rappeler); ça doit être un truc de « bagpacker » à coup sûr.

Le lendemain: néant. La tête en vrac et le foie retourné on passe la journée au bar et au billard. On est loin de refaire le monde mais on s?en fout, on prend notre temps et des bières en plus avant de retourner au resto.

Ensuite y a juste une petite traversée en bateau avant de se dire au revoir et de se promettre de remettre ça en France.
Je me suis donc bien éclaté à Yangshuo: une fine équipe malgré la présence de Boulet qui, malgré tout, nous aura diverti; du billard et des litres de binouse; des escapades mémorables et des consanguins qui le sont tout autant; une bonne ambiance globale qui diffère de mes quinze jours ds le Guizhou pendant lesquels j?étais pas sur de bouffer tous les jours.

Voilà il me reste plus qu?à remercier tous les gens que j?ai rencontré là bas: Manu (ho baronne, on se retrouve sur Toulouse et on remet ça à St Pierre), John (invite moi pour l?ouverture de ta boîte à Aix, le Scrotum et à défaut on se paie une bière sur le Cours!), Jérémie (passage de ouf à Chongqing malgré l?odeur  toxique de tes pompes, t?agrandis l?impossible liste des gens qu?il faut que j?aille voir à Paname!), David (Copenhague ça fait loin quand même), Zoé (t?iras jamais à Lyon Manu, laisse tomber!)le Yak café et même Boulet pour son rôle tragi-comique ds cette aventure.

                                        


Prochaine article, la dernière partie de Lovely Planet ds le Guangdong: Canton, Macao & Hong kong (attention les yeux!!!)
par Scotch publié dans : Lovely Planet
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 11 mai 2007
Voilà après Xijiang, nos routes se séparent et je m’en vais parcourir le reste du Guizhou en solo.
Destination Chong’An, un petit hameau qui borde un fleuve au reflets de jade.


Le trajet en bus est mouvementé: je me retrouve ankylosé entre les paysans du coin qui ne manquent pas de se foutre de ma « seule » gueule d’occidental.
La route est accidentée, la dentition de ma voisine aussi….je trouve quand même le moyen de m’endormir discrètement sur son épaule, faisant preuve d’un partage culturel qu’elle élude sèchement en me secouant. Par la suite, elle repeint la route de jaunâtres filets de gerbe qui rajoute du piment au parcours et sur les sièges.

J’arrive épuisé dans une petite pension tenue par un papi ma foi fort accueillant (les regards interpellés et inquisiteurs commençaient à me faire désespérer!).
J’investi ma chambre de fortune avec autant de hâte qu’un actionnaire qui revend ses actions d’Airbus (ou de l’OL). Repas en compagnie de papi, devant la star ac locale pendant laquelle on s’improvise juge des « beautés » qui concourent; je me torche avec sa liqueur maison à base de mandarine (qui n’aide pas dans la pratique du mandarin) et je m’écroule.

Je me réserve le premier jour pour la visite des gorges alentours. Magnifiques et ponctuées de quelques rencontres insolites telles que serpents, chèvres et autochtones.
Le paysages est plaisant et paisible, le lieu est désert et seul le cours de la rivière rythme mes pas.
L’aprèm je me fais un village en hauteur. Sympa mais sans plus surtout qu’un mioche me balance un choux sur la tronche….je t’enverrais un coup de karcher dans ce merdier! Enfin, qu’on vienne pas me dire qu’après ils crèvent la dalle!!

               


Le lendemain, je lâche pas l’affaire et je repars pour une ascension matinale des pics. Zigzags à travers les rizières et vue panoramique au sommet. C’est calme, un peu trop même; je commence à parler tout seul et à jouer les Zarathoustra sur un rocher -enfin, on est surhomme ou on l’est pas!.
D‘ailleurs je redescends éduquer les masses et constate que c’est jour de marché: toutes les minorités se sont données rdv pour écouler le fruit de leur labeur, acquis à la sueur de leurs fronts tiers-mondistes.
C’est le grand foutoir: échoppes de bouffe aux saveurs agressives et suspectes, stands de vêtements artisanaux dont les tissus raffinés font oublier un temps les effluves printanières du marché, volailles entassées dans des parcs en osier improvisés qui font rejaillir subitement dans mon esprit la psychose du poulet enrhumé et d’innombrables CD et autres DVD d’artistes locaux qui -à en juger par le son nasillard qui leur sert de vocalises- ne sont pas prêt d’envahir l’Olympia.
Enfin, c’est pittoresque et ça me promène.

         

                       


Après cette petite halte à Chong An je change d’air pour repartir dans le sud du Guizhou. Direction Zhaoxing. A croire que j’attire les énergumènes les plus marginaux, deux clodos s’assoient à côté de moi dans le bus. Et quand je dis « clodos », j’exagère pas: les autres passagers ouvrant de leur plein chef et d’une mine décomposée les fenêtre pour rallonger leur espérance de vie.

Bon ben Zhaoxing, encore une fois c’est un village de minorité paumé en pleine montagne mais que voulez-vous, j’ai développé une espèce de tendance masochiste qui me pousse toujours un peu plus vers les endroits les plus isolés. Ajouté à cela, ma célèbre tendance scato et vous comprendrez aisément pourquoi je me complais dans ces « merdiers ruraux ».

Bon attention, la aussi ça manque pas de charme et d’intérêt. C’est pourquoi, il me faut modérer mes dires précédents.
Le villages compte une particularité ou plutôt cinq: des tours en bois qui s’élève à au moins……20 mètres.
A coté de ça bin, y a des petites marches agréables qui traversent d’autres hameaux de minorités.
J’y reste 3 jours, le temps de dire au revoir au Guizhou et de repartir pour la province voisine,le Guangxi.

Je remercie donc le Guizhou, ses minorités innombrables, leurs coutumes qui le sont tout autant, ses papis qui m’ont aidé et m’ont fait renoncer à mes désirs de réformer le régime des retraites, ses paysages vierges de tout regard extérieurs que je me suis perdu à explorer en solo et qui m’ont maintes fois procuré repos de l’esprit et fatigue du corps, ses trajets en bus sur des routes chaotiques qui m’ont fait regretter nos bons vieux TER que j’exécrais jadis, et tout le reste dans cette province qui -si elle reste la plus pauvre du pays- recèle pourtant mille trésors.

Fin de cette branlette romantique et de la partie sur le Guizhou. Prochaine étape: le Guangxi, ses montagnes aux formes étranges, ses repas occidentaux, ses rencontres occidentales et un maximum de connerie.
par Scotch publié dans : Lovely Planet
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 10 mai 2007
En attendant la suite du récit du voyage de Février je reprends du service pour ajouter un nouvel article à la non moins attendue rubrique:

Ces hommes illustres qui n'ont pas marqué leur siècle.

Et notre portrait d'aujourd'hui portera sur Clément « Tonky » Zemour.


Clément Zemour est sans conteste un personnage atypique.
Corse et marseillais, tantôt cagoulé tantôt circoncis, on pourrait tout aussi bien le comparer à Tartarin de Tarascon qu'à Ivan Colonna...à ceci près, que ce dernier a vécu dans une bergerie, chose inimaginable pour Tonky.

Car Tonky c'est avant tout un bel éphèbe, un visage qui, à l'image des gourmettes dorées qu'il arbore, reflète le charme méditerranéen; un sourire enivrant qui vous transporte au coeur des pubs Colgate; un corps athlétique et longiligne recouvert d'une épaisse couche de poils qui semble contredire l'évolution; un accent qui sent bon la lavande et chante le Sud telle la cigale à l'heure de l'été mais surtout des yeux d'un azur enchanteur qui vous plonge des les abysses de la séduction (beaucoup s'y sont d'ailleurs noyées).

Tonky est un homme à femmes -et remarquez l'emploi du pluriel qui signifie l'incapacité de Tonky à rester en ménage plus d'une nuit ou deux-, un minet au poil soyeux qui minaude à l'approche de la donzelle pour se frotter tendrement contre leurs jambes et leur miauler une sérénade vite ébauchée (sous titres vietnamiens disponibles).
Combien y en a-t-il eu? Combien succomberont par la suite? Il nous est bien évidemment impossible de répondre à pareille question, non seulement car la liste est exhaustive mais également biaisées par le nombre de conquêtes extraconjugales toujours tenues secrètes, du moins jusqu'à la fin de l'année scolaire... .
Le soin méticuleux avec lequel il entretient sa plastique et se réputation n'a d'égal que la discrétion de ses aventures; à l'image de Corsica NAZIone, Tonky arbore deux vitrines: l'officielle qui rassure et séduit et celle, plus officieuse qui fait office de bras armé de la première et frappe à tout moment. Selon de nombreuses sources, un rapprochement aurait même été fait avec les homologues vietminh... .

Mais Tonky c'est aussi un personnage plein d'humour qui surmonte le double handicap que constituent l'accent naïf et le poids de ses origines insulaires. Aussi m'est-il arrivé à plusieurs reprises de me gondoler à l'écoute de ses récits, bien malgré lui il est vrai mais avec le coeur tout de même. Car comment ne pas résister à sa philosophie minimaliste plus proche d?une fable enfantine que d'un véritable credo spirituel? Comment ne pas succomber au charme oriental des ses pieds velus? Comment, et je dis bien comment, ne pas être d'accord avec ce sociologue de terrain lorsqu'il affirme que le terrorisme corse protège le littoral?
Il est vrai que pour beaucoup, Tonky représente l'éternel benêt sorti de son maquis; le provincial parmi le provinciaux; le sauvage face aux continentaux; l'info com' face aux science po; le grand méchant loup face au petit chaperon jaune.. .
Le léger strabisme qu'il présente, symbole des ses hémisphères cérébraux mal connectés, m'oblige malheureusement à donner un certain crédit à ces dires.
De même que son vocabulaire qui se résume aux mots suivants: BDS (il avait d'abord pensé au BDE mais sa difficulté de maîtriser les voyelles l'en a dissuadé), mon vié! (interjection provençale et d'une syllabe, une aubaine pour Tonky pour qui le dico ne devrait pas contenir plus de 100 images et se cantonner a répertorier le nom des marques de parfum ), le nom de sa copine (le turn over étant ici fréquent et abondant, Tonky essaie systématiquement de choisir des filles aux nom similaires ou semblables afin de ne pas compliqué sa tâche et mettre les archives à jour...avis donc aux Jeanne et aux Fanny!!) et enfin OM.

Sur ce dernier point, je ne peux lui en vouloir, étant moi-même un passionné de l?OM, et je dois même ajouter que Tonky constitue à cet effet un agréable compagnon d'hystérie et de mauvaise foi. À noter toutefois que si j'affectionne plus les virages du stade, Tonky lui, choisira toujours les coins les plus exposés au soleil pour ne rien perdre de son bronzage si populaire (notamment auprès des asiatiques).

De tout cela, il en ressort quelque un que je porte en mon coeur (comme 35 autres filles) et qui me touchent sincèrement (comme 35 autres filles) par son innocence, sa légèreté d'esprit, son humour,sa beauté latine, et son écharpe de l'OM. C'est donc à chacun d'adopter cet être d'exception en faisant fi des clichés et autres idée préconçue concernant les méridionaux qu'il incarne pourtant à merveille.
Tendez lui la main comme je l'ai moi-même fait (vérifiez toutefois qu'elle n'est pas servi à griffer une dame auparavant), partagez son saucisson (mesdames je m'adresse pas à vous) comme deux amis à la terrasse d'une café provençal à l'ombre du zénith, procurez lui une joie de gamin en engageant des conversations insensés et puériles comme je l'ai tant fait avec lui et qui ont scellé notre amitié.

A toi, Tonky, terroriste de ces dames, maquisard des canapés, personnage de roman entre Pagnol et Gérard de Villiers (SAS), homme illustre d?un siècle qu'il l'a déjà oublié mais « copaing » avant tout.




Prochain portrait et parce que sinon on va m'accuser de sexiste ou pire, d'homo: Estelle « Maman » Verdier.


par Scotch publié dans : Ces Hommes Illustres qui n'ont pas marqué leur Siè
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

China Daily

Da French Connection:


Totor, Ben & Scotch

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus