La Fine Equipe

Programme des réjouissance à venir sur le blog:

la suite du voyage  de février et les photos qui vont avec
les photos de Hainan (annoncées depuis janvier...)
Ben prend la plume et nous parle du Tibet
+ de conneries, + d'articles mais aussi....+ de délais!

Qui c'est encore ceux-là?!


La french connection c'est une bande de joyeux drilles ayant quitté l'hexagone pour s'expatrier dans la plus grande ville du monde:Chongqing.

 
La french connection c'est ensuite trois types qui ont très vite eu l'idée (unique il faut bien l'avouer) de venir polluer le web avec leur incomparable sens de l'aventure et du reportage.

 
La french connection, enfin, c'est trois internautes qui mettent à votre disposition une série d'articles en tout genre pour vous livrer leurs âmes et toucher la vôtre.

 
Savourez cet instant!

Vendredi 10 novembre 2006

CA DECOIFFE!!!
Par Scotch - Publié dans : da-french-connection
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Mardi 7 novembre 2006


Ben oui, fallait bien la faire un moment ou un autre cette fameuse croisière!
Oui, il nous fallait visiter cet endroit atypique, ces montagnes millénaires et ces paysages mystérieux.

Alors on la tt simplement fait, monté à bord du Sissi qui fut nôtre embarcation de circonstance et constaté par nous même la beauté mainte fois contée des 3 gorges.
La fine équipe que nous étions se composait d’un ami chinois, une japonaise et la French Connection au complet; une fois de plus nous avons composé le numéro de l’international.. . (cette métaphore est à chier mais au moins elle me permet d’ouvrir une parenthèse pour vous parler des vers solitaires et autres gentils parasites intestinaux; savez-vous que le ténia pouvait mesurer jusqu’à 5 mètres? Il partage chacun de vos repas et ne vs laisse que les miettes; bien sûr c’est à vous de régler l’addition en tte circonstance…).

Le premier jour fut assez calme ds l’ensemble, nous voguions sur des flots cléments bordés d’une verdure infinie à laquelle seules quelques maisons délabrées faisaient écho. La plupart sont inhabitées ou noyées par la faim insatiable du fleuve après que le barrage l’ai amputé de plusieurs de ses membres. Aussi, le niveau de l’eau ne cesse de monter: 100 mètres en 10 ans et bientôt 20 mètres de plus en 2007. Chiffres bien entendu, insignifiants au regard de l’apport énergétique du barrage. Toujours est-ils que si certains d’entre vous prévoyaient une petite croisière semblable à la nôtre, qu’ils ne tardent pas au risque de contempler un lac en lieu et place des montagnes. Aucun sommets n’est inaccessibles, les chinois l’ont bien compris et les rares paysans qui s’accrochent encore à leur défunts lopins de terres ne tarderont pas à noyer bientôt leur chagrin ds un verre de saké ou, ds le pire des cas, au fond du fleuve… .
La première halte fut faîtes aux temples de l’Enfer. Ne vous fiez pas au nom, l’endroit est plutôt charmant même si je dois avouer que les statues qui l’habitent le sont beaucoup moins: celles-ci représentent les divers démons qui ont fait de l’Enfer bouddhiste leur havre de paix. Je crois que les plus saisissantes était celles qui mettaient en scène les tortures ingénieuses réservées aux hommes ayant fait preuve d’un comportement peu louable au cours de leur existence. Je vous passe les détails à part peut-être celui du pauvre bougre scié ds le sens de la raie du cul…. Quand on vous dit que le crime ne paie pas! Nos présidentiables devraient s’en inspirer pour prévenir les méfaits de nos sauvageons urbains; quant à la Chine, elle n’a que très peu changé ses habitudes en matière de sanction: « frapper fort » qu’ils disaient! Pour un peu on rajouterais « et sciez ferme! ». J’aime ce pays!!!!

On appréciera au passage les échoppes de souvenirs à l’intérieur même du temple; les moines bouddhistes qui ont depuis lgtps compris les bénéfices qu’ils pouvaient tirer de la crédulité occidentale et de l’admiration plastique que leur religion suscite chez les morues bobos qui brûle un bâton d’encens entre deux liposuccions; en parlant de plastique, j’ai également aimé les répliques de fruits aux pieds de la statue du Dieu qui de fait, ressemblait plus à une figure kitsch tt droit sortie du dernier Bouddha Bar à le mode; la peinture fraîche et allègrement « balancée » sur ts les murs, recouvrant même des sculptures et des panneaux d’indications, il y a du Warhol dans l’inspiration….beaucoup moins ds la réalisation malheureusement; enfin, l’hôtel flambant neuf au sommet, représentant la tête du Dieu des Enfers: « suite présidentielle SVP, narine gauche!- Bien Mr, avec ou sans poils? ».
Tout compte fait, nous étions bien en enfer, proies du démon du jeu et des tiroirs caisses. J’ai ramené qu’un seul souvenir de cet endroit: mauvais.

Retour à bord où un équipage démobilisé nous offre un pathétique spectacle sur une musique insupportable censée nous sensibiliser à la finesse de la culture du Sichuan. À ce simulacre d’Eurovision local, je mettrais en tte sincérité la note la plus basse alors que la plus haute martyrisaient nos tympans de manière chirurgicale… .

Deuxième jour. Le matin est frais et le vent nous fouette le visage comme pour mieux nous rappeler que l’été indien est terminé et que l’hiver chinois approche à grande hâte. Peu nous importe puisque nous avons en face de nous la première gorge du fleuve. Imposante, fascinante, elle semble nous toisait avec austérité et indifférence.
Nous la contemplons, nos yeux la parcourent, la gravissent pour finalement se perdre ds l’immensité des lieux. La brume embrasse les flots et, l’horizon éclipsé, réunis en un mystérieux clichés la terre et les cieux. Et dans une atmosphère d’exploration pionnière, chacun se sent seul et à son tour contemplé par une nature profonde qui se révèle ds le jade des forêt et du Yang Tsé éternel. J’aime ce pays!!!!
L’après-midi nous réserve son plus beau présent, un virée ds l’un des affluents du fleuve. Nous nous arrêtons ds un village de pêcheur et montons à bord de leurs barques longilignes: le temps nous laisse un répit pour admirer de plus près la beauté alentour. Des singes nous ignorent, les morts se taisent (des cercueils sont déposés sur des parois; vieux de plusieurs siècles, ils étaient auparavant au sommet des collines, comme le voulait la tradition) et quelques timides rayons accentuent le contraste entre verdure et calcaire. Les pêcheurs rament à cadence soutenue et tirent l’embarcation quand le niveau de l’eau handicape les bambous: ne vous fiez point à leur petit gabarit, ces hommes au teint mate ne sont que muscles et ténacité. Leurs femmes, elles, sont plus douées pour vous vendre des babioles et des clopes à 15 yuans à l’arrivée.

Dernier jour, visite du fameux barrage.
Bon ben on nous a pas menti sur TF1, il est vraiment grand ce barrage.
Il est même immense et vaut le détour. Et puis il vaut surtt 17 centrales nucléaires alors que les sceptiques se ravisent, ça vaut bien quelques sacrifices archéologiques! Reste, il est vrai, le sort de villageois déplacés mais après tt, ds leur nveaux HLM ils auront l’eau et l’électricité à des prix défiant tte concurrence, surtt celle des entreprises occidentales; ce qui explique finalement que certains européens se sont insurgés sous le fallacieux prétexte des trésors culturels disparus et des sites engloutis. Rassurez vite le cercle des poètes disparus et consort, la Chine se débrouille très bien tte seule et leur dit merde! Et puis ce genre de projet peut faciliter la coopération et le rapprochement entre les peuples et c’est pas la bannière gigantesque d’Alstom présente sur le site qui me contredira. Alors qu'on fêtait l'année de la Chine en France, Alstom en était déjà à fêter sa 10ème année en Chine!
En ts cas cet édifice gargantuesque atteste que la Chine à définitivement délaissé ses apparats tiers-mondiste pour revêtir ceux d’un pays moderne qui, à l’image du barrage, ouvre et ferme les vannes économiques comme bon lui semble…. J’aime ce pays!!!!!!

Quant  à nous, à l’issue de ce petit voyage, on s’est tout simplement dit que la vie était un long fleuve tranquille… .


Par Scotch - Publié dans : da-french-connection
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Lundi 23 octobre 2006
 

  Le Huitième jour






American history X






 The Big Leboswki
Par Scotch - Publié dans : da-french-connection
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Lundi 23 octobre 2006

France terre d’accueil….

Beaucoup d’entre nous ne st plus dupes de cette expression qques peu surannée qui renvoie à un passé illusoire à l’heure duquel notre sainte patrie n’avait pas encore expérimenté le jeté d’arabe ds la Seine et les discussions sociologiques à n’en plus finir du bar PMU « chez Raymond ».

 

Et l’expérience que nous avons vécue ce vendredi me laisse à penser que notre cher pays a définitivement raccroché les chaleureux gants du salut à bras ouvert.
Non, rassurez vous, aucun incident diplomatique à déplorer mais plutôt un train de retard vis-à-vis de nos homologues chinois.

C’est en effet à l’issue d’un évènement peu commun que je peux, après comparaison, vous annoncer que l’accueil français souffre de sérieuses lacunes. Ho, bien sûr, je m’en étais douté après deux ans passés à Aix où les échanges inter culturels se sont résumés à de sommaires soirée IPN ds une atmosphère de funérailles et une pièce de 25 m² tristement mise en valeur par des drapeaux Monoprix et des petits fours Findus. Mais bon, je ne m’en vais point blâmer ces gens qui furent les seuls à se bouger le cul et ainsi refuser cette évidence : la France ne sait pas prendre soin de ses étrangers.

Et pendant que nous étions occupés à organiser un énième remake de la Boom sponsorisé par l’IEP, les chinois, eux, prenaient le temps d’organiser de grandiloquentes festivités à l’égard de leurs amis étrangers.

Ainsi, vendredi, c’étaient au tour de « la délégation des jeunes français », composés de jeunes issues du milieu associatifs (ça va des jeunes de l’UMP à 1 2 3 soleil..) de débarquer à Chongqing pour y faire une fugace apparition.
D’aucun pensaient être reçu par un personnel appauvri comprenant une austère flicaille communiste et trois miss foire au Boudin de Melun. D’autres s’attendaient à une rapide visite de chambres U délabrées ponctué d’une dégustation éclaire de nems préchauffés.

Rien de tt cela ! D’abord parce que notre université avait pris le soin d’organiser l’évènement sur le nouveau campus (flambant neuf, forcément ça aide !) et ensuite parce qu’en Chine on sait comment faire plaisir à une centaine de jeunes français : réception à l’aéroport par les 16 plus belles filles de l’université (tradition en ces lieux m’a-t-on dit) et buffet style Byzance par la suite.

Visite des dortoirs estudiantins qui mettent une sérieuse calque à notre cité U des gazelles et autres parcages à troupeaux qui jalonnent l’hexagone. On finit en apothéose avec le spectacle ds un amphi survolté qui fit une ovation à la délégation au seul motif qu’elle était française.
Pour ces même raison, une délégation chinoise à Aix aurait d’emblée été redirigée vers Marseille…. .

Je vous passe les représentations, les français en ont pris plein la vue et tous nous enviaient notre confortable situation. Ca et nos trois mots de chinois, et on aurait presque signer des autographes. Enfin, les bougres ayant auparavant fait une halte à Canton, la gente féminine de Chongqing ne les a bien sûr pas laissé indifférent.

Par contre, différent on l’ait tous resté à la lumière d’un show qui a duré tte la journée et qui nous a fait prendre conscience que Voltaire restera définitivement un gros con du genre « oui à la fraternité, oui au vertu de l’égalité sauf pour les noirs qui cultivent mon jardin ». Sacré Voltaire ! Ne t’inquiète pas pour la Vérité, nous sommes en train de la réhabiliter en Chine à en lieu et place de ta mémoire (Rousseau Power et merde au orphelins qui me contrediront !).

Enfin, bref, tt ca pour dire qu’il va y avoir du boulot au quai d’Orsay si on veut un jour avoir la chance de récupérer une diplomatie perdue ; c’est pas avec des présidents fantoches et des années de la Chine en France qu’on va gagner des parts de marché ds le monde de demain, c’est moi (et oui en personne !) qui vous le dit ! Et notre diplomate français dépeché pour l’occasion ne me contredira pas, sollicitant des « partenariats » et des « échanges soutenus » qu’il n’est même pas sûr d’assurer. Mais bien entendu, on parle d’échanges culturels pas de commerce et coopération économique ; non, quand même, c’est la France !

 
Allez, on se regarde une peinture de Valmy, on se lit un Victor Hugo et on s’écoute du Trenet et on se dit qu’au fond, ces sauvages, n’en déplaise à Montaigne, n’ont aucun sens du raffinement et de la délicatesse.

 
Demain Scotch vous parlera de sa haine envers les méchants capitalistes qui pillent Mère Nature et ces vilains racistes qui sont des gens pas bien.

Par Scotch - Publié dans : da-french-connection
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China Daily

Da French Connection:


Totor, Ben & Scotch

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