France terre d’accueil….
Beaucoup d’entre nous ne st plus dupes de cette expression qques peu surannée qui renvoie à un passé illusoire à l’heure duquel notre sainte patrie n’avait pas encore expérimenté le jeté d’arabe ds la Seine et les discussions sociologiques à n’en plus finir du bar PMU « chez Raymond ».
Et l’expérience que nous avons vécue ce vendredi me laisse à penser que notre cher pays a définitivement raccroché les chaleureux gants du salut à bras ouvert.
Non, rassurez vous, aucun incident diplomatique à déplorer mais plutôt un train de retard vis-à-vis de nos homologues chinois.
C’est en effet à l’issue d’un évènement peu commun que je peux, après comparaison, vous annoncer que l’accueil français souffre de sérieuses lacunes. Ho, bien sûr, je m’en étais douté après deux ans passés à Aix où les échanges inter culturels se sont résumés à de sommaires soirée IPN ds une atmosphère de funérailles et une pièce de 25 m² tristement mise en valeur par des drapeaux Monoprix et des petits fours Findus. Mais bon, je ne m’en vais point blâmer ces gens qui furent les seuls à se bouger le cul et ainsi refuser cette évidence : la France ne sait pas prendre soin de ses étrangers.
Et pendant que nous étions occupés à organiser un énième remake de la Boom sponsorisé par l’IEP, les chinois, eux, prenaient le temps d’organiser de grandiloquentes festivités à l’égard de leurs amis étrangers.
Ainsi, vendredi, c’étaient au tour de « la délégation des jeunes français », composés de jeunes issues du milieu associatifs (ça va des jeunes de l’UMP à 1 2 3 soleil..) de débarquer à Chongqing pour y faire une fugace apparition.
D’aucun pensaient être reçu par un personnel appauvri comprenant une austère flicaille communiste et trois miss foire au Boudin de Melun. D’autres s’attendaient à une rapide visite de chambres U délabrées ponctué d’une dégustation éclaire de nems préchauffés.
Rien de tt cela ! D’abord parce que notre université avait pris le soin d’organiser l’évènement sur le nouveau campus (flambant neuf, forcément ça aide !) et ensuite parce qu’en Chine on sait comment faire plaisir à une centaine de jeunes français : réception à l’aéroport par les 16 plus belles filles de l’université (tradition en ces lieux m’a-t-on dit) et buffet style Byzance par la suite.
Visite des dortoirs estudiantins qui mettent une sérieuse calque à notre cité U des gazelles et autres parcages à troupeaux qui jalonnent l’hexagone. On finit en apothéose avec le spectacle ds un amphi survolté qui fit une ovation à la délégation au seul motif qu’elle était française.
Pour ces même raison, une délégation chinoise à Aix aurait d’emblée été redirigée vers Marseille…. .
Je vous passe les représentations, les français en ont pris plein la vue et tous nous enviaient notre confortable situation. Ca et nos trois mots de chinois, et on aurait presque signer des autographes. Enfin, les bougres ayant auparavant fait une halte à Canton, la gente féminine de Chongqing ne les a bien sûr pas laissé indifférent.
Par contre, différent on l’ait tous resté à la lumière d’un show qui a duré tte la journée et qui nous a fait prendre conscience que Voltaire restera définitivement un gros con du genre « oui à la fraternité, oui au vertu de l’égalité sauf pour les noirs qui cultivent mon jardin ». Sacré Voltaire ! Ne t’inquiète pas pour la Vérité, nous sommes en train de la réhabiliter en Chine à en lieu et place de ta mémoire (Rousseau Power et merde au orphelins qui me contrediront !).
Enfin, bref, tt ca pour dire qu’il va y avoir du boulot au quai d’Orsay si on veut un jour avoir la chance de récupérer une diplomatie perdue ; c’est pas avec des présidents fantoches et des années de la Chine en France qu’on va gagner des parts de marché ds le monde de demain, c’est moi (et oui en personne !) qui vous le dit ! Et notre diplomate français dépeché pour l’occasion ne me contredira pas, sollicitant des « partenariats » et des « échanges soutenus » qu’il n’est même pas sûr d’assurer. Mais bien entendu, on parle d’échanges culturels pas de commerce et coopération économique ; non, quand même, c’est la France !
Allez, on se regarde une peinture de Valmy, on se lit un Victor Hugo et on s’écoute du Trenet et on se dit qu’au fond, ces sauvages, n’en déplaise à Montaigne, n’ont aucun sens du raffinement et de la délicatesse.
Demain Scotch vous parlera de sa haine envers les méchants capitalistes qui pillent Mère Nature et ces vilains racistes qui sont des gens pas bien.