Enfin nous voila arrive apres moult peripeties et autres aventures palpitantes.
Car en effet ce ne fut pas une mince affaire. Inutile de vous surcharger les neurones avec un prolixe recit de notre debarquement en terres chinoises mais il me semblerait interessant si ce n est capital de vous faire part de quelques details pour le moins singuliers; car finalement tt reside ds le detail: le regard mysterieux d une Joconde, la seconde d un chrono sportif, un baiser vole, le nombre de pages d un memoire, sa note, et ce blog qui repose sur le principe meme du simple fait rapporte.
Le depart fut mouvemente car il a bien faillit ne pas etre du tt: en effet monsieur Chemouni ainsi que votre fidele narrateur se presenterent en retard a l embarquement et n ont du leur presence a bord qu a un sursis salvateur consecutif a une panne mecanique.
Merci Air France et merci au petrole vacant.
Je passe les details du vol, pour me replonger ds ceux de notre arrivee. Cest ds le taxi qui nous amenait a l hotel que la prise de conscience fut effective: Chongqing n est pas une ville comme les autres et nous pressentions deja le delice agreable ne nos perditions futures ds les griffes de ce monstre urbain dont les membres tentaculaires n en finissent pas de se multiplier.
Un rapide coup d oeil vous donne un apercu saisissant et parfois effrayant de cet hydre d acier et de beton: Chongqing n est pas, elle est en devenir perpetuel; aux imposants batiments se succedent de vastes chantiers qui ecorche l epiderme de cette ville tel le scalp assassin du natif americain (oubliez le dernier terme, il n est la que pour la rime facile et faussement lyrique de mon imaginaire juvenile).
Apres cette introduction succincte ds ce monde recyclable vint l arrivee, plus douce et tant convoitee, a notre hotel; celui de la fac specialement reserve aux etudiants etrangers et qui presente toutefois les qualites d un quatre etoiles sans en avoir les inconvenients, jugez plutot: plus de 40 metres carres, deux grosses teles, une salle de bain agreable, canape cuir et deux clim'. Ha, J oubliais, tt ca pr la modique somme de 3 euros par jours....tt reside ds le details. Le quartier, bien qu ayant des allures de capitales africaines, est anime autant qu il est colore par les crachats incessants des innombrables passants.
Nous sommes ensuite parti a la quete de notre Totor national, l animal n ayant point eu la lucidite d emprunter le meme vol que nous. Mais peu importe au final, puisque cet involontaire differe fit de nos retrouvailles une discrete messe populaire semblable aux conglomerats passionnes d une foule bigarree defilant dans l ivresse de l amitie lors des feux de la St Jean...
Juste une rapide halte a l hotel pour delester notre compere de ses bagages et nous voila plonges a nouveau ds la singularite de notre cite, direction le resto.
Difficile de se faire comprendre des autochtones mes nos frais billets furent plus loquaces. Menu de chefs: l endemique fondue du coin; epicee mais appreciee d autant qu elle s accompagne d une dizaine de bouteilles de bieres locales (un litre pour 30 centimes d euros, tt reside ds le detail...) et de fous rires grivois. Total de l operation 5,7 euros pour 3 personnes et estomacs satisfaits.
Sur notre demande, notre docile serveur (mongolien de surcroit mais apres reflexion, les trois dernieres lettres sont a eclipser) nous donne RDV pour une sortie en boite. Et voila les pieds nickeles sur le chemin precoce de l oisivete et de la debauche organisee. La boite est sympa hormis cet immonde vin qui nous a ete servis mais auquel succeda un fatal Chivas Regal (20 euros la bouteilles d un litre avec pop corn, coca et fruits...tt reside ds le detail). Les filles st belles et revelent sans peine leur charme exotique mais mon imperatif de sincerite autobiographique m oblige a vous avouer que le compteur resta au point mort et ces envoutants sourires et autres regard de braise resteront d amer appels perdu de sirenes asiatiques. Cruelle chimere qu est la femme vierge de baisers.
L amertume de ce combat qui ne fut pas livre fut cependant evacue a grande hate par nos estomacs eructant avec force bestialite les flots anciennement conquis; aussi Totor et moi-meme avons perdu quelques litres d un vomi indigene pour ne pas dire indigeste...
Retour a l hotel et a la realite peu banal de trois compagnons en vadrouille qui a l aube d un nouveau jour ferment leurs lourdes paupieres, les yeux remplis d emotion et la tete pleine de reves.
A suivre, le recit de nos premiers pas sur l asphalte du centre-ville: les magasins, les taxis, la regle des 5 secondes, les billets abondants, le prix des loyers...tt ces details dans lesquels se tapis la quintessence de nos vies.
Mais ceci est une autre histoire.
PS:desole pour la ponctuation laxiste et l abscence d accent c a cause de leur clavier merdique.