La Fine Equipe

Programme des réjouissance à venir sur le blog:

la suite du voyage  de février et les photos qui vont avec
les photos de Hainan (annoncées depuis janvier...)
Ben prend la plume et nous parle du Tibet
+ de conneries, + d'articles mais aussi....+ de délais!

Qui c'est encore ceux-là?!


La french connection c'est une bande de joyeux drilles ayant quitté l'hexagone pour s'expatrier dans la plus grande ville du monde:Chongqing.

 
La french connection c'est ensuite trois types qui ont très vite eu l'idée (unique il faut bien l'avouer) de venir polluer le web avec leur incomparable sens de l'aventure et du reportage.

 
La french connection, enfin, c'est trois internautes qui mettent à votre disposition une série d'articles en tout genre pour vous livrer leurs âmes et toucher la vôtre.

 
Savourez cet instant!

Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /Déc /2006 20:51
Les derniers jours sont plutôt moroses, je dois l’admettre.
David nous a finalement quitté, après avoir repoussé son départ et avoir été à deux doigts de louper son avion.
Son proprio avec lequel il n’était à l’évidence pas en bons termes nous a menacé d’aller chez les flics pour lui avoir subtilisé ses biens que David (à la suite d’une caution non rendue) nous avait gentiment légué.
Le temps est froid, humide et ce ciel désespérément gris.
Nous ne savons plus à quoi ressemble une salle de classe, ni même une université.
J’ai terminé les 3 saisons complètes de Deadwood, sans être sûr qu’il y en aura une quatrième.
Et par-dessus tout, j’ai appris que Greuil avait réussi à trouver un stage à l’étranger!

Nan, vraiment laissez-moi vous dire que ces derniers temps, il y a quelque chose de pourri au Royaume des nantis.
Heureusement, il y a toujours des motifs de satisfaction ds lequel l’on peut trouver de salvatrices consolations.
Comme par exemple, le téléchargement de la trilogie du Seigneur des Anneaux en version longue.
Mais encore le fait que l’on va passer sur Teuf1 ds un reportage de 7 à 8...
Et oui, nous avons reçu la visite de journaliste en quête de sensationnel, de scoop et  d’esthétisme; autant vous dire qu’ils ont frappé à la bonne porte (?).
L’exercice était assez distrayant je dois dire même si j’ai lamentablement répondu aux questions que l’on me posait devant une caméra qui ne perdait rien de mes bafouilles et des mes traits stressés.
Bah! Peu importe, on va passer sur Teuf1, ça sera notre moment de gloire devant les ménagères de + de 50 ans et la France des chasseurs. Si vous avez la chance de regarder ce reportage d’exception, amusez vous de nos têtes d’abrutis en train de poser ds la rue ou sur le podium des boîtes… .

Bon et puis Noël approche et avec lui, la perspective d’un voyage sous les tropiques chinois et j’aime autant vous dire que c’est pas du luxe avec la grisaille quotidienne et l’humidité qu’on se tape ici!!

Voilà, y a du bon comme du mauvais mais en tt cas, on a pas le temps de s’ennuyer.
Par Scotch - Publié dans : da-french-connection
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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 11:12

Voilà, après une bonne après-midi de taf’ intensif à se bouffer du caractère chinois, après 3 mois passés loin de mes compagnons d’infortune francophones, après bon nombres de discussions sur la toile avec certains d’entre eux à se remémorer nos instants les plus infantiles (pour ne pas dire l’intégralité de nos relations…), après de fréquentes réminiscences de nos exploits les plus retentissants en terre provençale qui m’ont plongé ds les méandres de la mélancolie fraternelle, j’ai décidé d’inaugurer une nouvelle catégorie sur ce blog à la mémoire de ts ces cons qui partageaient il n’y a pas si longtemps mon quotidien et qui continuent de partager mon immaturité inépuisable.

L’exercice consiste ici à dresser un portrait (très personnel vous en conviendrez) de chacun d’entre eux, de faire l’ébauche -en quelques lignes- de leur caractère, de leurs qualités et défauts, et d’explorer succinctement les liens qui nous unissaient.

Voilà, vous entamez donc la lecture du premier portrait de:

« Ces hommes illustres qui n’ont pas marqué leur siècle ».



Aujourd’hui, le sujet d’étude sera :Roland Tual.

Breton d’origine, stupide d’adoption, Roland Tual est plus connu sous les pseudos que ses maîtres, heu pardon, ses amis lui ont donné: Grogland, Grogly, Greuil, Enculgreuil, Groglou, et j’en passe.
Sa richesse patronymique ne reflète malheureusement pas sa richesse cérébrale mais en revanche, elle rend compte de l’affection que lui porte ses amis.
Greuil est un style de Lassie chien fidèle couplé d’un Droopy lymphatique qui ne se laisse jamais (dé)monter.
Reconnaissable à son museau allongé et sa fourrure foisonnante, le Greuil a, en outre, la particularité d’être atteint d’une forte myopie qui handicape grandement sa vision des choses et de fait, sa lucidité. De plus, le Greuil est souvent accoutré de la plus surprenante des manière: veste chouravée aux marché de Belsunze, pompes ultra compensées empruntées aux montagnards Belges, futals piqués aux 19ème siècles et tee shirt volés aux friperies en dépôt de bilan. Le tt agrémenté de couleurs terre qui renvoie à son caractère ombrageux et le milieu campagnard dont il est issu.

Malgré ces particularités étonnantes, le Greuil reste un ami fidèle, toujours aux aboies (sauf pour les deux dernières pages du cours de Science Po), et toujours prêt à vous donner la patte, heu pardon, un coup de main. Il est pourtant difficile d’approcher la bête que des années d’humiliation ont rendu farouche: le Greuil vit en effet replié sur soi, comme pour mieux dissimuler ses faiblesses, et se terre ds un chenil dont il est le seul occupant. Pour ceux, comme moi, qui ont eu l’occasion de le voir évoluer ds son habitat de prédilection, la chance est inestimable. Après avoir flairé votre odeur, le Greuil s’offre à vous (souvent ds le plus simple appareil) et n’a de cesse de battre de la queue pour vous signifier sa gaieté…. . Gambadant tel un agneaux facétieux se jouant de sa condition de bétail, le Greuil, animé par une joie des plus candides, dévoile sans peine sa légèreté d’esprit et sa béatitude infantile (caractérisée par un discret filet de bave dévalant une gueule qui n’a jamais sut rester fermée).
C’est là que vous découvrez l’âme du Greuil: un être doux, compatissant et plein de ressources (sauf les deux dernières pages de Science Po).
Affalé sur son canapé-niche, le Greuil vous ouvre son cœur et touche les âmes les plus réticentes: sincérité, humour, intelligence, il est prêt à ts partager (sauf les deux dernières pages de Science Po). A commencer par sa gamelle et j’en sais quelque chose (le Scotch étant un parasite de la race des suceur de sang), même si les céleris en boîte sont ses seuls référence culinaire; son inoubliable caleçon Sloggy ensuite même si vous vous seriez bien passé des traces de pneu faisant concurrence à Michelin; de son ordi vérolé, même si vous vous seriez bien passé des films aux pellicules poussiéreuses et des « musiques d‘immonde » (le dimanche à Bamako ou la ginguette des lépreux de Calcutta pr ne citer qu’eux) et j’en passe. Il n’est qu’une seule chose qu’il ne pourrait partager: les souvenirs d’une 3ème année à l’étranger (encore que selon des sources bien placées - cad derrière le postérieur de Greuil- l’animal serait actuellement en train de traquer la poule hermaphrodite de Rio).
Bref, ds ce bric-à-brac monumental, ersatz d’existence humaine, il y aura toujours une petite place pour vous car il n’est qu’une seule personne que le Greuil ne touche jamais: sa copine… .

A toi Greuil, fer de lance d’une jeunesse léthargique, apôtre d’un évangile inachevé, tribun d’une audience invisible, homme illustre d’un siècle qui l’a déjà oublié mais amis avant tout.


Prochain portrait: Clément « Tonky » Zemour.
Par Scotch - Publié dans : Ces Hommes Illustres qui n'ont pas marqué leur Siè
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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /Nov /2006 07:40

Il y a un temps pour tout.
Et alors que le nôtre se veut de moins en moins clément, nous laissant chaque jours un peu plus désemparés face à des températures voraces faisant fi de notre jeune carcasse, samedi soir fut le temps des adieux à notre bien aimé Coréen: David Choi.

Alors évidemment, on aurait pu s’attendre à des instants de tristesse insupportables, de mélancoliques étreintes à n’en plus finir, des baisers au goût amer et des lignes de pleurs abondantes mais rien de tt cela!
On s’est simplement cuité de manière formelle et consciencieuse car après tout, laissons les mises en scènes à Hollywood et ses chimères!

Rendez vous donc dans une petite salle surchauffés louée pour l’occasion avec sono, alcool et bouffe coréenne, préparé par notre bon vieux David tel un met posthume qui nous fît regretter un peu plus son départ… .
Tt le monde se pointe sans exception et une fois de plus, l’assoc’ inter’ est de retour.
Début de soirée timide jusqu’à ce que chacun s’abandonnent définitivement aux vapeurs enivrantes des cocktails et s’arrose abondamment le gosier avec la bière locale.
On est torché en moins de deux et la soirée s’emballe: la compagnie créole commence son habituel show du coupé décalé au clip de rap US. Ça bouge ds tt les sens et il nous est très difficile de suivre les mouvement de bassin des africaines (en passant, deux d’entre elles envoyaient sévère et je me suis perdu ds la contemplation délicieuse de leur postérieur généreux…) mais on s’en fout, on arrive à tenir la cadence au bar.

Évidemment, quand on est ds un état second, on a du mal a cerner sa connerie primaire alors on se laisse aller à des élucubrations et autres considérations qui paraissent  brillantes le temps de quelques verres. En réalité, elles se révèlent bcp moins limpides que les litres de liqueur que vous vous enfilez ce qui explique que votre narrateur s’est aventuré ds de surprenantes discussions dénuées d’un quelconque sens:
- 11h30: Scotch commence à se prendre pour un Nostradamus géopolitique et explique à son comparse chinois que son pays va dominer le monde; pour étoffer une argumentation des plus pertinentes, il lui donne comme exemple l’implantation ingénieuse et discrète de la mafia chinoise des les mégalopoles occidentales: derrière chaque p’tits vendeurs de nems en bas de chez vous se cache en réalité un système de réseaux complexe et illicite….premier échec de la soirée.
- 11h 45: s’apercevant alors qu’il est incapable de donner autorité à ses dires et que l’économie globale lui est toujours si peu familière, Scotch se redirige vers le zinc’: il bafouille 4 mots de chinois à une petite poule qui lui adresse un sourire compatissant en guise d’incompréhension….deuxième échec.
-11h50: Vic est bourré lui aussi. Il est content, Scotch aussi.
- 00h00: Scotch sort prendre l’air. Il se prend également une porte vitrée en pleine tronche et dissimule à grande peine son mal naissant…. Troisième échec.
- 00h12: Scotch veut accompagner ses amis ds leur exotique danse tribale mais son faible bagage artistique, se résumant à la kermesse de Miramont de Comminges pendant laquelle la danse des canards fait fureur, réduit à néant tt espoir de décrocher une victoire de la musique. En revanche, ayant amusé la galerie, il peut espérer décrocher un Molière dans la catégorie « Meilleure comédie de boulevard »…quatrième échec.
- 00h30: Scotch éructe à grande saccades le macdo que l’alcool a rendu indigeste. Il perd bien 2 kilos mais gagne 3 litres en retournant au bar…..5ème échec.
- 1h00: Scotch engage une conversation avec Freddy qui tourne vite au monologue étant donné sa difficulté de faire des phrases grammaticalement françaises; Freddy s’emmerde, Scotch a déjà oublié sa dernière phrase…..j’ai plus envie de compter ces multiples échec.
- 1h20: discussion furtive avec Michelle, une trentenaire canadienne qui se fait passer pour une lesbienne. Scotch, lui, continue à se faire passer pour un con et personne n’a du mal à le croire.
- 3h30: tt le monde commence à migrer mais Scotch n’est pas fatigué; il entame une rapide séance de beat box au micro, accompagné de Jimmy et je sais plus qui. Il est acclamé, c’est le premier succès de la soirée. Par contre, il est toujours aussi plein. Direction le bar avec une vingtaine de bouteilles.
- 3h50: Scotch n’aura pas fait long feu et a préféré user de ses dernier neurones pour se rappeler du trajet jusqu’à sa piaule. Il manque de tomber sur Bei qui dort alors ds le salon mais après tt, on est plus à un échec près.

Voilà, grosse soirée; pas très commémo’ mais très agréable. David était satisfait, nous aussi et on compte bien remettre ça juste avant qu’il prenne l’avion!
J’essaierais de vous filer qques clichés si j’arrive à en récupérer.


Par Scotch - Publié dans : da-french-connection
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 17:34



C’est lorsqu’on est privé de ses petites habitudes, les plus futiles fussent-elles, que l’on se rend compte de leur réel valeur.
C’est quand on est à l’étranger que l’on se met jusqu’à regretter notre rachitique frigo estudiantin et ces épiceries à 4 euros le frometon.
Même le claquos ED se met subitement à avoir de la valeur pr vos papilles franchouillardes orphelines de saveurs nationales.

Voilà pourquoi avec mes acolytes nous étions fréquemment en train de songer avec douceur et délice aux petits plaisirs culinaires de notre belle France: nous nous imaginions dégustant de simples mais O combien enchanteresses tartines de pâté, d’envoûtantes tranches de charcutaille, de salvatrices bouchées de fromages, le tt noyé par des flots de pinard… .
Ha, combien de rêveries de ce cet esprit n’avons-nous pas ébauchés devant un énième plat de nouilles ou  de porc au caramel!!

Et bien voilà, hier et à l’occasion de la visite de la mère de Ben, nos songes gustatifs se st réalisés l’espace d’un repas bien de chez nous!
La simple vue du saucisson et de la boîte de foie gras a dompté mon estomac sans pour autant être repu. Je ne pensais à plus rien d’autre si ce n’est ces grammes charmeurs de pâté!
Le bon rouge s’est invité à ces retrouvailles mémorables et s’est joint a cette orgie gastronomique à laquelle nous nous sommes abandonnés. Vic avait sorti pr l’occasion son plus bel atout: la salade au larde estampillée Ardennes (normalement cuisinée avec des petits bouts de gamines…). Et le festin commence!
Oui, oui, je sais: parler de festin pour une petite bouffe qui est des plus banales ne semble pas approprié et pourtant l’absence de St Félicien à 10 000 km à la ronde vous ferez changer d’avis.

Nous finissons en apothéose avec le plateau de fromage qui ne laisse aucun répit à nos papilles reconnaissantes. Le rosé délie les langues et les discussions vont bon train et en version française SVP!!
Oui, pas de sous titres étant donné que nous avons pris ce repas Français entre Français avec des acteurs Français et des décors Français et merde aux chinois l’espace d’un moment!
Un moment de délice qui s’est même prolongé le matin ou je n’ai eu aucun mal à m’engouffrer du morbier au petit déj’!
Voilà, on pue le frometon, la rouge à laissé quelques tâches, on est ds la pâté avec un foie bien gras mais on est heureux: c’est la France quand même! C’est ds une bouché de crottin de chèvre que j’oublie Trafalgar et l’Occupation; c’est ds les plis de la robe du vin que la défaite mémorable du XV de France face aux All Blacks vient s’effacer!
Je me rends d’ailleurs compte qu’on a sans doute ici notre plus belle arme: la bouffe; je suis sûr qu’on peut défaire des puissances nucléaires même si je vois mal les iraniens bouffé du pâté… . La diplomatie du camembert n’est en tt cas pas à négliger et peut se révéler plus efficace que les petits numéros du guignol Chirac sur les scènes internationales.

Enfin bon tt ça pr dire que 3 mois à Chongqing ne m’ont pas encore sevré des saveurs française et c’est tant mieux comme dirait l’autre, parce que ne l’oublions pas: nous sommes ts des papilles de la nation!!



Par Scotch - Publié dans : da-french-connection
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China Daily

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Totor, Ben & Scotch

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